Cloud Nothings ne cessent de changer de peau, et leur prochain disque va plus loin que jamais. Intitulé « What Kind of Hell Did You Survive? », leur dixième album studio sortira le 29 janvier via Pure Noise Records. Le groupe en a profité pour partager son premier single, « Death Keeps Me Alive », et annoncer des concerts au Royaume-Uni et en Espagne, au Portugal, à l’automne.

Un album plus lourd que tout ce qu’ils ont fait
Après 17 ans de carrière, le groupe a construit une réputation de formation guitare-rock fiable et souvent flamboyante. Le précédent disque, « Final Summer » (2024), avait été salué par une large partie de la presse. Ce nouvel opus prend le contrepied : selon le communiqué, c’est le disque le plus franchement agressif du groupe, une « poudrière metal » de riffs saturés et de batterie déroutante, qui conserve malgré tout le sens de la mélodie et des refrains marquants qui fait la marque de Cloud Nothings.
L’album a été produit et enregistré par Seth Manchester, dont le travail avec Battles, Lightning Bolt ou The Body est cité dans le dossier de presse. Le groupe explique avoir voulu rendre hommage aux musiques lourdes qui ont occupé ses écoutes ces dernières années, et sortir du carcan indie rock dans lequel il se sentait enfermé.
« The album is our attempt to pay homage to the heavy rock music we’ve been listening to over the last few years. »
Parmi les influences revendiquées figurent Queens of the Stone Age, Motörhead, Earth et Electric Wizard. Le point de départ est venu d’une tournée européenne : en discutant avec le tour manager d’Earth, le groupe s’est plongé dans le metal, des classiques jusqu’aux sous-genres plus obscurs. Le doom funéral, avec Bell Witch et Electric Wizard, a particulièrement marqué les musiciens.
Des chansons féroces, des thèmes sombres
Sur ces neuf titres, le groupe multiplie les riffs palm-muted, les breakdowns et une batterie toujours plus rapide et chaotique. Le chant est décrit comme le plus tourmenté du groupe. Certains morceaux, comme « Terror Multiplies », penchent vers un thrash brouillon, tandis que « Death Keeps Me Alive » se termine sur une finale black metal. Plus lents, « You and I » et « That’s Life » gardent une grande clarté d’articulation, et rendent le propos d’autant plus éprouvant.
Les textes, eux, s’inspirent du metal et du hardcore politiques. Dylan Baldi évoque des gouvernements cruels, l’importance de la communauté et une colère générale face à l’état du monde. Le titre « This World Is Shit » incarne cette rage punk-metal, sans détour.

Un single qui donne le ton
« Death Keeps Me Alive » est décrit comme un morceau percutant, porté par une guitare incandescente et des vocaux qui arrachent la gorge. Dylan Baldi en explique le propos :
« Lyrically ‘Death Keeps Me Alive’ is from the point of view of a lurking evil power that never gets fully defeated in the world and feeds off of death, war and hate. »
Il ajoute espérer que l’auditeur sera impatient d’entendre le reste du disque, qui marque selon lui une nouvelle version de Cloud Nothings sans véritable précédent.
À retenir
- Artiste : Cloud Nothings
- Album : « What Kind of Hell Did You Survive? »
- Label : Pure Noise Records
- Date de sortie : 29 janvier
- Single : « Death Keeps Me Alive »
- Dates de concerts : Bristol (7 novembre, Simple Things Festival), Leeds (8 novembre, Lending Room), Manchester (10 novembre, YES), Glasgow (11 novembre, Core Festival Preshow), Saragosse (12 novembre, Feliz Feliz Festival), Vigo (13 novembre, Underfest Xacobeo), Oviedo (14 novembre, Gong), Saint-Sébastien (15 novembre, Dabadaba), Barcelone (17 novembre, Sala Upload), Madrid (18 novembre, Café Berlin), Valence (19 novembre, 16 Toneladas), Lisbonne (21 novembre, ZDB)
Avec ce virage assumé vers le metal, Cloud Nothings promettent l’album le plus incisif de leur discographie. Le single « Death Keeps Me Alive » donne déjà un aperçu de ce qui attend les auditeurs, et il est temps de le découvrir avant la sortie du disque.









