Le groupe Spanish Love Songs publie aujourd’hui Future Nausea, son cinquième album studio, sur Pure Noise Records, le label qui l’accompagne depuis longtemps. Le disque a été produit par Chris Walla, ancien guitariste de Death Cab for Cutie, et par Sarah Tudzin, connue pour Illuminati Hotties, Boygenius ou Kississippi. Il sort au moment où le groupe enchaîne les dates d’une tournée à guichets fermés.

Un rock d’hymnes qui regarde vers l’avenir
Derrière ce disque se cache une contradiction assumée, que le chanteur Dylan Slocum résume ainsi : écrire le grand disque de rock américain, sans céder à la nostalgie. Le groupe voulait retrouver l’énergie des classiques « heartland » des années 80 et 90, ceux qui l’ont fait grandir, mais en tournant son regard vers le présent. Le magazine Kerrang! salue d’ailleurs un disque « qui renforce encore les prétentions de ce groupe à la grandeur ».
L’élément déclencheur est une conversation familiale. Le beau-père de Dylan Slocum réagissait au retour dans l’espace d’un milliardaire, regrettant que sa génération ait rêvé d’envoyer des gens ordinaires sur la Lune, alors que les plus riches voyagent aujourd’hui pour le plaisir. Le chanteur a noté la réflexion sur son téléphone, et elle est devenue le point de départ de l’album :
« Our fathers dreamed of rockets. We just dream that it’s painless. »
Anxiété nocturne, colère qui submerge le corps, rêves qui se défont un à un : le disque explore ces enjeux « de vie ou de mort », portés par des riffs en tonalités majeures et des refrains conçus pour être chantés en chœur.
Avec Future Nausea, Spanish Love Songs confirme qu’il peut transformer ses angoisses en hymnes collectifs, sans renier les racines qui l’ont façonné.






