Ce vendredi 30 octobre, Kabbel publie When The War Is Over, son premier album. Derrière ce projet se cache Gregory Hoepffner, musicien et producteur aux multiples casquettes, actif notamment dans Jean Jean, SURE., Juni, Ghoster, Time To Burn ou Almeeva, et en solo sous le nom de G.H Francis. Kabbel, son alter ego nocturne, fait partie des tout premiers artistes accompagnés par le collectif Vous Connaissez ?. Le disque succède à l’EP End Of Norms, paru en 2021, et sort sur le label Music of the Void.

Portrait en noir et blanc de Kabbel, un homme en chemise blanche et cravate noire, un cache sur un œil et une tige végétale à la main
Kabbel, alter ego nocturne de Gregory Hoepffner

Un recadrage pop, sans renier les racines

Le projet se définit depuis ses débuts comme un genre queer sadcore, qui mêle un amour des musiques extrêmes à une esthétique pop résolument électronique. Sur ce premier format long, Kabbel met la barre plus haut tout en gagnant un public metal, séduit lors de sa récente première partie d’Alcest. Les dix titres de l’album réduisent la part expérimentale de l’EP précédent pour laisser place à des mélodies pop plus affirmées. Les morceaux qui ont jalonné la carrière du musicien en témoignent, de la reprise de « Wave » de Beck, au ton introspectif, au flamboyant « Busy Hatin’ ».

Les ambiances restent toutefois sombres et distordues, fidèles à la patte singulière de Kabbel. Énergie dancefloor, passages apocalyptiques et éclats de rage cohabitent d’un titre à l’autre, un rappel des racines hardcore du mastermind.

Des invités de choc

Gregory Hoepffner s’est entouré de collaborateurs de renom. La voix vaporeuse d’Imer6ia hante « Afterlife », tandis que Perturbator, figure de la darkwave française, pose ses synthétiseurs sur « Reward », premier single de l’album. Un morceau lourd, qui apporte une dimension moderne et cinématographique. Côté production, l’Américain Lars Stalfors, connu pour son travail avec The Mars Volta ou Paramore, signe le mixage de « Fiction Clouds », « R Chrome » et « When The War Is Over ».

Le clip de « When The War Is Over »

Pour accompagner la sortie, Kabbel dévoile le clip du morceau titre de l’album. Un visuel dont Gregory Hoepffner décrit la genèse avec une image frappante :

« Ce clip est la définition d’un accident en slow-motion : tout ce que j’avais imaginé est parti en éclats, un véritable tsunami à multiples répliques. Les débris qui forment ce patchwork d’images rescapées ne pourraient pas définir plus sincèrement la nature du projet KABBEL dans le présent : une entité à géométrie variable, soudée dans l’adversité, qui cherche la beauté au milieu des combats qui nous entourent. »

Image du clip « When The War Is Over » montrant une fenêtre ouverte sur un ciel rose et nuageux
Extrait du clip de « When The War Is Over »

Plan du clip « When The War Is Over » : silhouette d'un homme casquette sur fond de ciel violet

Sur scène et dans la presse

Kabbel sera en première partie de Cage Fight pour six dates en novembre, en Allemagne, à Paris, Nantes, Mulhouse et Lille. La presse a déjà salué le disque. Le webzine Hard Force parle d’un album qui « donne envie de monter le son jusqu’à faire vibrer les murs », tandis que Verdammnis y voit « un univers sensible et élégant qui n’en oublie pas pour autant de nous faire sacrément remuer ».

« Kabbel, sans suivre les tracés, fait les choses à sa main. » — Muzzart

Affiche de la tournée de Kabbel avec les dates de novembre, en première partie de Cage Fight
Les dates de la tournée en première partie de Cage Fight

À retenir

  • Artiste : Kabbel (Gregory Hoepffner)
  • Album : When The War Is Over, label Music of the Void
  • Sortie : vendredi 30 octobre
  • Invités : Perturbator (« Reward »), Imer6ia (« Afterlife »)
  • Dates de concerts (en première partie de Cage Fight) : 7 novembre à Bochum, 9 novembre à Berlin, 11 novembre à Paris (Backstage By The Mill), 12 novembre à Nantes (Le Ferrailleur), 14 novembre à Mulhouse (Noumatrouff), 15 novembre à Lille (The Black Lab)

Entre pop sombre, électronique et éclats hardcore, When The War Is Over s’impose comme un premier album singulier sur la scène française. Une bonne raison de lancer les titres dès ce week-end et de guetter les dates de novembre.