Le quintet hardcore metal et mathcore Lockslip, originaire de Los Angeles, sort aujourd’hui The Conversation, son premier album. Un disque sans concession, publié sur Bleakhouse, le label de King Yosef, qui s’impose d’emblée comme l’un des rendez-vous les plus violents de la rentrée musicale.

Un hardcore metal qui ne laisse aucun répit
Dès les premières secondes, le groupe entraîne l’auditeur dans un tourbillon imprévisible. Les guitares de TJ Jaeger et Nick Pinder alignent des riffs tranchants, pimentés d’effets whammy franchement déjantés, tandis que la basse d’Enrique Isla-Eisenacher garantit des fondations solides. Derrière les fûts, Noah Baxter enchaîne blast beats et breaks étourdissants, au service d’une allure effrénée qui traverse tout le disque.
Au micro, Sara G, également connue pour son passage chez Entry, impose une voix saturée et tranchante, capable de passer du cri rageur à des passages plus accrocheurs sans perdre en intensité. Ce contraste donne au disque sa dynamique et renforce le sentiment de confrontation qui en fait le fil rouge.
Trois invités pour élargir le spectre
Loin de s’enfermer dans un seul registre, The Conversation accueille trois featurings. La présence de King Yosef, patron du label, donne au projet une couleur particulière et souligne les liens étroits entre le groupe et la scène qu’il représente.
En quelques titres, Lockslip prouve qu’il sait conjuguer brutalité et imagination. Un premier album qui annonce un groupe à suivre de près.






