Le groupe punk de Sacramento Destroy Boys annonce FOIE GRAS, son cinquième album, attendu le 5 mars 2027 chez Epitaph Records. Le disque s’ouvre sur « Hysteria », un single accompagné d’un clip.

Quatre membres de Destroy Boys posant côte à côte devant un fond blanc
Destroy Boys. Photo : © Alexis Gross

Un cri de ralliement né de longues improvisations

« Hysteria » est né de longues heures d’improvisation frénétique. Le groupe y transforme la colère d’une classe ouvrière privée de tout en un cri de ralliement, porté par des refrains qui s’impriment dès la première écoute. Les bases punk du groupe restent intactes, mais une ambition plus large s’y affirme, ouverte à d’autres horizons.

Le clip, coréalisé par la guitariste Violet Mayugba avec Vince Lopez, puise dans l’analog horror, avec des références à The Mandela Catalogue et Backrooms, mais aussi dans Shining. Une atmosphère étrange et oppressante, qui fait écho à la tension du morceau.

Image du clip « Hysteria » : une personne au centre d'une pièce aux murs en bois, au sol vert, avec le titre HYSTERIA en rouge
Le clip de « Hysteria », coréalisé par Violet Mayugba et Vince Lopez.

Un album qui échappe aux étiquettes

Produit par Zach Tuch, connu pour son travail avec Knocked Loose ou Touché Amoré, FOIE GRAS compte des contributions de Frank Iero (My Chemical Romance). Le groupe s’éloigne ici des réflexes pop qui structuraient son son depuis longtemps, au profit d’une expérimentation plus indisciplinée : guitares grunge et éruptions hardcore côtoient une propulsion post-punk, des mélodies britpop, des breakbeats, de la bossa nova et des détours jazzy embrumés.

Cette instabilité répond à la tension des textes, où les drames intimes d’une relation débordent sur des angoisses politiques. La frontière entre le chaos privé et un monde qui se délite finit par disparaître.

Le titre de l’album, lui, est venu pendant une tournée européenne et renvoie au foie gras, obtenu en gavant des canards jusqu’à ce que leur foie gonfle. La métaphore désigne ce qu’on nous fait avaler de force aujourd’hui, de la désinformation aux écrans, en passant par la consommation et les récits politiques, jusqu’à l’idée qu’un monde de plus en plus intenable irait de soi. Elle pose aussi la question de la possibilité de refuser.

Peinture acrylique expressive d'un visage féminin aux lèvres rouges, aux mèches bleues et tenant une paire de ciseaux
Une peinture d'Angelica Asadi, créditée pour l'album FOIE GRAS.

« Cet album est l’aboutissement de tout ce que Destroy Boys est et a jamais fait. C’est le plus “nous” que nous ayons jamais été. »

Violet Mayugba, Destroy Boys

Dix ans de DIY, sans jamais se ranger

Destroy Boys, c’est Alexia Roditis (chant, guitare), Violet Mayugba (chœurs, guitare), Narsai Malik (batterie) et David Orozco (basse). Né à Sacramento en 2015 comme un projet DIY d’adolescents, le groupe a élargi son son au fil de quatre albums, dont Funeral Soundtrack #4 en 2024, sans jamais s’installer dans une case. Des clubs underground à Coachella, en passant par Rock en Seine en 2024, le groupe a aussi tourné en première partie de Blink-182, Pierce The Veil et Rise Against.

Ses textes abordent sans détour les relations, l’identité, le passage à l’âge adulte ou les contradictions de la vie moderne. Dix ans après ses débuts, Destroy Boys préfère encore élargir ce qu’il peut jouer, écrire et devenir.

À retenir :

  • Artiste : Destroy Boys
  • Album : FOIE GRAS, cinquième album, 15 titres
  • Single : « Hysteria », avec clip
  • Date de sortie : 5 mars 2027
  • Label : Epitaph Records
  • Production : Zach Tuch, avec Frank Iero en invité sur « Behavioral Euthanasia »
  • Tracklist : The Staircase, Hysteria, Strings of Fate, ¡Atención!, Raise Me Up, Be Regressive, All My Hair Is Falling Out, Song For Me, Behavioral Euthanasia ft. Frank Iero, Mother Maiden Whore, Monica, Stop Playing The Blues, If I Called The Man That Hurt Me, Impulse Control, Fault Lines
  • Précommandes : ouvertes sur la boutique du groupe, avec plusieurs vinyles couleur en édition limitée

Entre colère sociale, introspection et expérimentation, FOIE GRAS s’annonce comme un disque qui refuse les étiquettes. Pour découvrir « Hysteria » et suivre l’actualité du groupe, rendez-vous sur le site officiel de Destroy Boys, ou sur leurs pages Spotify et Apple Music.